Double Clapperz – Get Mad EP

azalea-ssgc-double-clapperz-review-clap

Double Clapperz / Acheter “Get Mad” EP /

Découvert par le plus grand des hasards sur le net, le duo japonais Double Clapperz fut pour moi une bonne alternative “Grime” à mes standards habituels dont je me lasse de plus en plus. Et ne nous mentons pas, la scène alternative Japonaise est toujours un bon remède créatif. Double Clapperz est le nom donné à la collaboration entre Sinta et UKD, deux gars qui creusent le genre depuis qu’ils ont pris une claque sonore en 2012 à un concert “Outlook Launch Party” à Tokyo. Ils se sont mis à produire, mixer et organiser des soirées mélangeant Reggae, Rock et une certaine partie du spectre “UK Hardcore” comme nous les aimons tant. Ils ont du vite se calmer néanmoins, en raison du coût excessif de louer un système-son décent et surtout du peu de public présent dans leurs évènements. Ils ont commencé à sortir leur musique en 2015 avec un premier vinyle typé “white label” à 200 exemplaires : financé par une campagne de crowdfunding japonaise, manque de moyen pour financer le tout.

“Get Mad” voit le jour un an plus tard et avec le double de copies : 400 pour notre plus grand plaisir. Deux points positifs à cette sortie : l’artwork a été réalisé par le grand Joshua Hughes-Games dans son style crasse-sérigraphie habituel et très réussi. Et une fois le vinyle en votre possession, un code est disponible pour télécharger les fichiers numériques à votre guise. Au passage, leur collaboration avec Joshua ne s’arrête pas là puisque vous pouvez acheter le tee-shirt de l’ep.

“Get Mad” ouvre l’ep en collaboration avec l’ovni anglais Boylan, que les aficionados grime connaissent déjà depuis quelques mois. On retrouve avec ce morceau tous les ingrédients typique au style : synthé couleur aigue, violons qui chialent, le beat sec et cette basse si chaleureuse. Néanmoins, les trois loubards ont vraiment bien réussi leur mélange et tout ça sonne vraiment frais à mes oreilles. Le “VIP” du morceau est produit par seulement les deux japonais et peut faire l’affaire d’une bonne alternative si vous rincez trop le morceau d’origine. On est ici face à une sorte de dub version où la basse sonne clairement plus grasse et malsaine. Si les deux morceaux vous agressent trop les oreilles, vous pouvez vous réfugier sur “Obscure” la face B proposant un beat plus contemplatif jouant avec ce vocal assez aérien, et qui là clairement va vous rappeler certaines sonorités très “Kahnesque” de l’époque : mais est-ce une tare ?

Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.